Géobiologie, Protocole de travail, Vision à distance

Le taux vibratoire est-il sérieux ?

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Nous sommes toujours critiques sur les outils proposés par la géobiologie. L’humain, au cœur du processus, est influençable par nature. Le moindre parasitage engendre inévitablement une interprétation biaisée du résultat.

Nous avons décidé de confronter plusieurs géobiologues, sourciers, radiesthésistes, non pas pour évaluer leurs compétences, mais pour estimer leur marge d’erreur et conclure sur une possible fiabilité de leurs recherches.

 

Nous avons fait le choix de l’étude du taux vibratoire (TV) d’un lieu en utilisant un outil bien connu : l’échelle de Bovis. Ce choix fut motivé par la large littérature sur le sujet et la facilité de résultat. L’énoncé de l’exercice est le suivant :

Mesurez le taux vibratoire de la cible suivante : la salle d’étude de la bibliothèque du musée de la bande dessinée à Bruxelles en utilisant l’échelle de Bovis de votre choix.
Indiquez les valeurs minimales et maximales de votre échelle. Vous pouvez aussi partager toute autre information que vous jugerez utile.

Salle d’études de la bibliothèque du musée de la bande-dessinée à Bruxelles

Première critique : utiliser des pourcentages

Il existe un grand nombre de modèles d’échelles. Intuitivement, de nombreux participants ont émis l’idée d’utiliser non pas les unités de Bovis (uB) mais des valeurs en pourcentages. Cette intuition partagée au départ sera analysée, mais est-elle justifiée?

Pour répondre à la question, il faut comprendre ce que représente un pourcentage mais aussi comment fonctionne une cerveau humain.

Voici dans un premier temps un certain nombre d’échelles de Bovis qui ont été utilisées pendant l’expérience :

Échelle de 0 à 10000uB
Échelle de 0 à 18000uB
Échelle de 0 à 36000uB

Ces échelles vont de 0uB à 10000, 18000, 360000 ou d’autres valeurs jusqu’à des nombres démesurés (10000000000uB).

Rappelons qu’un pourcentage est un ratio entre une valeur trouvée et l’intervalle des valeurs possibles. Ainsi, si un taux vibratoire est trouvé à 7000uB, il représentera :

Intervalle de l'échelle utiliséePourcentages
0 à 10000uB70%
0 à 18000uB39%
0 à 36000uB19%

Calculer un pourcentage équivaut à réduire les valeurs autour d’une même dimension, de 0 à 100%. On constate sans surprise que 3 pourcentages différents correspondent à la même valeur de départ. Cela est sensé si et seulement si les échelles sont constituées d’un seul axe de mesure, or ce n’est pas le cas : chaque cadran propose une interprétation identique des valeurs, quelle que soit son échelle.

Sur les 3 cadrans présentés ici (mais également sur la plupart), il existe plusieurs sous-interprétations :

Valeurs (uB)Interpétations
0 à 6500Radiations néfastes
6500 à 10000Radiations normales
10000 à 18000Radiation bénéfiques
18000 au-delàRadiations spirituelles

L’interprétation n’est pas importante pour cette expérience, nous relevons simplement : bien que les échelles aient des intervalles différents, l’interprétation du résultat reste identique. Ainsi, avec les 3 échelles, la valeur 7000uB correspond à un environnement normal.

Si nous nous étions simplement contentés des pourcentages, avec la première échelle le lieu était assez bénéfique (70%), dans le troisième cas, assez négatif (19%). Que conclure?

D’une intuition toute légitime, l’utilisation des pourcentages n’est pas sans risque et peut induire une mauvaise interprétation des résultats.

Du côté de la psychologie, avec cette double lecture, l’opérateur est donc sujet plus facilement au phénomène de parasitage mentale (ou nommé encore AOL – Analytical OverLay). Si un opérateur trouve un pourcentage de 70% (avec une échelle comme celle ci-dessous), ses conventions mentales biaisent entièrement ses conclusions.

Échelle de Bovis en pourcentages

Si dans sa convention mentale 10000uB est une valeur bénéfique, alors 70% correspondent à une valeur de 7000uB, et donc une conclusion d’un environnement normal. S’il a connaissance d’une valeur maximale de 36000uB, alors ces 70% correspondent à une valeur de 25200uB, ce qui est excellent en théorie.

Les échelles en pourcentages semblent trop sensibles aux risques d’erreur, nous les analyserons évidemment, mais les taux vibratoires en unités de Bovis semblent être plus pertinents a priori.

Les unités de Bovis ne sont pas assez fiables

Nous souhaitons mesurer et analyser statistiquement la marge d’erreur des participants. Comme aucun moyen fiable n’existe pour mesurer le taux vibratoire, nous ne porterons aucun jugement sur les valeurs relevées : nous estimons que tout le monde a raison.

L’analyse se fera en 2 temps :

  1. Une étude des valeurs relevées : sont-elles disparates, correspondent-elles à un répartition cohérente?
  2. Aurions-nous obtenu un résultat équivalent en prenant des valeurs au hasard?

Nous vous épargnons les méandres mathématiques de nos démonstrations, si vous voulez vous jeter dans l’univers des statistiques, nous vous proposerons un article complet contenant la démonstration.

Nous allons prendre un intervalle de confiance utilisé dans l’industrie : nous aurons ainsi 65% de chances que la valeur trouvée soit fiable.

Notre protocole en poche, étudions les données recueillies.

Le taux vibratoire de la photo

Il faut le reconnaître, la photo est neutre et peu engageante. Nous ne voulions pas mettre en avant un lieu trop attractif, ni trop effrayant. Cette neutralité peut aussi avoir un effet sédatif, c’est une hypothèse que nous prenons.

Après analyse des résultats, nous mesurons notre intervalle de fiabilité :

Le taux vibratoire recherché est fiable à 65% s’il se situe entre 4500uB et 22000uB.

Il n’est pas possible de statuer plus précisément pour le moment. Si on se réfère maintenant à l’interprétation des valeurs, nous obtenons la répartition suivante :

Interprétation des taux vibratoires de la photo

En évaluant cette répartition par rapport à l’interprétation des valeurs du tableau ci-dessus, on peut conclure qu’en général, les participants estiment que le lieu est vibratoirement parlant normal voire bénéfique. Les deux valeurs extrêmes sont trop peu nombreuses pour être significatives.

Que penser des ratios, des pourcentages? Observons les pourcentages correspondants à chaque valeur par rapport à son échelle d’étude :

Les pourcentages trouvés sont étalés sur quasiment toute la gamme de valeurs possibles. Pour que cette mesure soit significative, il aurait fallu que toutes les valeurs trouvées se situent sous la courbe orange, de manière groupée en son centre et éparse sur ses côtés. Or ce n’est pas du tout le cas. Cela signifie malheureusement que l’étude directe via des pourcentages n’est pas une mesure fiable a priori.

Totalement contre-intuitif, cette conclusion contredit la majorité des personnes ayant participé à l’expérience.

Nous ne concluons pas en l’inutilité de l’échelle de Bovis en pourcentages, mais simplement que par ses caractéristiques d’interprétations, les pourcentages sont beaucoup trop variables d’un opérateur à l’autre. Qui des deux serait dans le vrai? Impossible à dire.

Une chance sur deux de se tromper

Étant donné que l’échelle en pourcentages n’est pas exploitable, revenons à celle en unité de Bovis (mine de rien, si Alfred Bovis ne l’a pas exprimée en pourcentages, c’est qu’il avait peut-être une bonne raison).

Et si tout n’était que hasard? Pouvions-nous obtenir les mêmes valeurs uniquement par hasard?

Pour comprendre, il nous faut ramener nos valeurs à une échelle médiane et déterminer notre intervalle de confiance. Allons droit au but sans rentrer dans des mathématiques sibyllines : notre échelle adaptée s’étend de 0 à 20000uB, l’intervalle de confiance correspond à 65% de fiabilité à nouveau.

Bien que les participants s’accordent presque entre-eux autour d’une valeur moyenne, il apparaît que ce résultat a 23,12% de chance d’être trouvé par hasard. Ceci équivaut à un peu plus d’une chance sur cinq.

Nous sommes très éloigné des 1% fixés par les protocoles expérimentaux (médicaux et parapsychologiques).

Première conclusion

Résumons :

  • Une expérience subjective, avec des moyens différents et un possible parasitage mental.
  • Nous en avons déduit un indice de précision, de fiabilité et de chance.
  • Le tout combiné (notre résultat est fiable et non dû au hasard), nous pouvons premièrement conclure que :

Si le taux vibratoire existe et est mesurable, il y a 50% de chance que le lieu ciblé possède un taux normal, voire bénéfique.

Dans le reste des cas, soit la valeur est totalement aléatoire, soit l’opérateur se trompe.

Vous en conviendrez, une chance sur deux, c’est exactement comme si vous mesuriez votre taux vibratoire à pile ou face.

Les coordonnées sont aussi efficaces qu’une photo

L’expérience a été menée 2 fois de suite sans le savoir. Nous avons demandé aux mêmes participants de réaliser la même recherche, sur la même cible, non plus à partir d’une photo, mais d’une coordonnée : 1324-0902.

Les premiers ressentis des participants furent mitigés : certains ont obtenu quasiment les mêmes valeurs, bien qu’utilisant des échelles différentes, d’autres on eu une impression très négative sur cette même cible. Travailler sans photo, avec uniquement une suite de numéro n’est pas évident pour tout le monde, on comprend aisément que l’exercice est difficile.

Cependant, les valeurs obtenues ne sont pas statistiquement éloignées de notre première partie. Nous pourrons  combiner tous nos résultats en une seule expérience et être plus pertinent quant à notre conclusion.

Deuxième conclusion

Qu’une cible soit désignée par une photo ou une coordonnée, il est possible de capter des informations à distance depuis cette cible. Peu importe la méthode d’approche, les résultats sont significatifs.

Les unités de Bovis ont une trop grande marge d’erreur

Sans attendre plus longtemps, voici le modèle final :

Résultats complets de l’expérience

Cette distribution est plutôt intéressante car elle permet de calculer à nouveau la fiabilité de notre résultat : rappelez-vous, nous avions auparavant 50% de chance de trouver réellement un taux vibratoire fiable. Dorénavant, avec plus de mesures, nous obtenons : 63%. C’est mieux, mais pas suffisant.

 

Mesurer est inutile, ressentir est la clef

En effet, on constate que l’échelle de Bovis est double : des valeurs et des interprétations. Les valeurs – chiffrées – sont des éléments abstraits pour le cerveau et la conscience. Qu’est-ce qu’un 2? Pourriez-vous décrire les sensations que provoquent le nombre 75? Dans ces conditions, comment analyser un ressenti inconscient de manière formelle?

Repartons du début :

  • Que souhaitons-nous faire? Nous voulons savoir si un lieu est bénéfique pour nous, néfaste, à soigner, à respecter, etc. Ces éléments sont des réponses ; mais à quelle question?
  • Naturellement, ces réponses pourraient convenir à une question simple et quotidienne : comment allez-vous? Vous ne me répondriez certainement pas : je vais à 63%. Non, vous diriez : je vais bien, je suis fatigué, etc.
  • Que souhaite faire le géobiologue sur ce lieu? Augmenter son taux vibratoire, le réparer, le soigner, le rendre bénéfique s’il est néfaste. Dans le cas d’un lieu bénéfique, aucun travail n’est souhaité. Vous voyez, seulement 2 possibilités sont finalement suffisantes pour travailler sur le taux vibratoire d’un lieu, sans le mesurer avec une métrique.

Le nouveau protocole est extrêmement simple :

  • un pendule ou tout autre outil intuitif,
  • une question : le lieu est-il bénéfique / néfaste?

Avec votre ressenti personnel, vous serez sûrement capable de dire si les sensations étaient très agréables ou très dérangeantes, argumentant le degré de nocivité ou non de l’environnement étudié. Voici une liste non-exhaustive des adjectifs qui peuvent être utilisés : doux, léger, calme, reposant, énergique, stimulant, sérieux, mal à l’aise, oppressant, comprimé, étroit, etc.

Finalement, nous revenons au même. Une fois un soin prodigué, une nouvelle étude devrait révéler de nouveaux adjectifs (espérons plus positifs).

En découpant maintenant nos résultats en 2 catégories :

  • de 0 à 6500uB ⇒ néfaste
  • de 6500 au délà ⇒ bénéfique

Nous obtenons la répartition suivante pour cette expérience complète :

Répartition des interprétations avec notre protocole simplifié

Bien que la répartition ne laisse aucun doute quant à la nature du lieu, est-ce un résultat probant? Malheureusement la réponse est non, pas assez : nous avons 17,20% de chances d’arriver à ce résultat par hasard. Nous sommes encore loin du seuil de 1% mais c’est nettement mieux que nos 50% ou 63% précédents.

Conclusion : simplifiez et exprimez-vous

Lors d’un travail à distance ou intuitif, chaque opérateur, avec son vécu, ses connaissances, ses propres seuils de tolérances, influence sans s’en rendre compte les résultats qu’il obtient. Une discussion entre deux opérateurs est stérile si le débat porte sur la véracité d’une ou l’autre des valeurs de chacun.

Quand le résultat final attendu est relatif aux sentiments : néfaste, bénéfique, etc., ils est indispensable de se focaliser seulement sur les sentiments possibles. Augmenter la recherche avec une métrique sans lien explicite ni communément partagé entre les opérateurs est un non-sens méthodologique.

Rien ne sert non plus d’avoir la même échelle car un environnement à 7000uB pourrait être jugé acceptable par l’un et inconcevable pour un autre.

Restons constamment critique sur les outils utilisés de manière intuitive et accordons à chacun d’entre-eux, une confiance toute relative à ce que vous venir de lire.

Pour décrire le taux vibratoire ressenti d’un lieu, une question simple et une réponse complétée par des adjectifs sont amplement suffisants pour estimer ce taux et évaluer les effets d’un soin.

Pour justement aller plus loin, apprendre à vous familiariser avec ce système de recherche par coordonnées et comprendre comment inhiber de mieux en mieux les parasitages mentaux, n’hésitez pas à lire notre livre.

Bon travail et merci à l’ensemble des participants qui ont si aimablement à contribué cette modeste expérience avec grand enthousiasme.

 

Découvrir la Vision à distance

3 réflexions au sujet de “Le taux vibratoire est-il sérieux ?”

  1. Bravo pour votre article !!
    on ne peut mette en cage des données subjectives et volatiles voire
    éthérées , irréelles, hors de notre commune connaissance
    Mais nous avons parfois des résultats stupéfiants voir l’article
    suivant ou là se sont des animaux , ayant travaillé sur ce cas , j’ai été moi même très surpris .
    http://uniteterreciel.canalblog.com/archives/2017/10/17/35763284.html
    bien à vous et respect pour votre travail
    philippe66 du forum de sourcier

  2. La photo de la salle d’études de la bibliothèque m’envoie un ressenti désagréable. C’est un endroit qui absorbe l’énergie des visiteurs. L’échelle de Bovis qui sert à mesurer les taux vibratoires ne me parait pas utilisable pour mesurer les énergies. Lorsqu’un endroit donne de l’énergie, la mesure va de zéro à l’infini, et lorsque cet endroit absorbe l’énergie, la mesure va de zéro à moins l’infini, comme une hélice tournant de manière dextrogyre ou senestrogyre.
    Mais, ce n’est qu’une opinion personnelle après de multiples observations!

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