Géobiologie, Protocole de travail

Comment prospecter comme un géobiologue ?

Jardin feng-shui gagant le prix RHS Silver Gilt Medal en 1999 au RHS Hampton Court Palace Flower Show.
Photo et design de Pamela Woods

La géobiologie est une ancienne discipline qui changea de nom au cours des âges. Désignée sous les termes feng-shui, sourcellerie, radiesthésie de terrain, le terme « plus savant » actuel est un mot composé de géo- – le lieu, -bio- – le vivant et -logie – l’étude. Nous étudions l’aspect vivant d’un lieu.

Mais que rechercher et surtout comment ? Quels peuvent être les principaux éléments détectables et exploitables pour le géobiologue amateur qui est en vous ? Découvrez notre premier protocole et évaluez facilement pour la première fois votre habitat.

La démarche est simple et nécessite peu de moyens : au minimum une feuille de papier vierge (au format A4 par exemple) et un crayon. Vous pouvez nuancer votre recherche avec des stylos de plusieurs couleurs ou encore utiliser un pendule pour vous aider à visualiser vos ressentis. Dans notre explication, nous utiliserons tout ce matériel.

Étape 1 : Préparer la séance

Positionnez votre feuille de papier devant vous, dans le sens qui vous paraît le plus logique. Dans cet exemple, nous prendrons le sens dit « paysage ».

Dessinez les contours de votre habitation. Soyez schématique et ne représentez que les murs, les cloisons. N’illustrez pas les fenêtres ou les portes, mais simplement les contours. Essayez autant que possible de respecter l’échelle. Vous pouvez faire des croquis très précis avec une règle de trois, mais pour votre première recherche, faîtes juste en sorte que les proportions soient plus ou moins respectées.

Vous devriez obtenir un résultat comme celui ci-dessous :

Plan uniquement des contours de l’habitation

Avec votre pendule, vous allez rechercher l’orientation cardinale. Ne l’indiquez pas dés le début au moyen d’une boussole, cela vous permettra de valider ou non votre ressenti. Observez les mouvements du pendule pendant votre recherche de l’axe Nord/Sud. La ligne droite qu’il décrit suit cet axe. Tracez-le. À chaque extrémité, questionnez pour découvrir où se situe le Nord. Par souci de vérification, faîtes de même pour le Sud.

Votre plan est maintenant prêt à être étudié. Il devrait ressembler à celui-ci :

Plan orienté

Étape 2 : Rechercher le réseau de Hartmann

La deuxième étape est de rechercher le réseau de Hartmann. Ce maillage s’étend sur toute la surface du globe terrestre et chaque intersection, appelée aussi nœud, est espacée de 2m sur l’axe Nord/Sud et de 2,50m sur l’axe Est/Ouest. Nous utiliserons cette donnée pour nos vérifications.

Reprenez votre pendule. En partant du coin en haut à gauche de votre feuille (ou d’un autre point si vos êtes plus à l’aise), déplacez votre pendule en ligne droite et recherchez chaque ligne. Il est plus facile de rechercher une ligne de Hartmann qu’un nœud : demandez-vous tout simplement : « suis-je au dessus d’une ligne de Hartmann« . Peu importe le sens pour l’instant.

Avec un stylo d’une certaine couleur, notez d’une croix chaque survol de ligne. Répétez cette opération sur la feuille entière, autant de fois que vous le désirez. Vous devriez obtenir le résultat suivant :

Détection des survols des lignes de champs Hartmann

L’étape la plus difficile maintenant : relier les points. Souvenez-vous des caractéristiques de ce champ : les lignes orientées Nord/Sud sont plus espacées que celles orientées Est/Ouest. Faîtes au mieux pour rester cohérent. Rappelez-vous tout de même que ce dessin est fait à la main, vous avez droit à une marge d’erreur. Tentez de relier le plus de points possibles sur une même droite.

Une fois reliées, les lignes devraient apparaître ainsi :

Lignes de Hartmann identifiées

Notez que chaque intersection est un nœud.

Étape 3 : Rechercher les éléments naturels

Exactement comme l’étape numéro 2, nous allons rechercher 2 types d’éléments naturels :

  • Les veines d’eau,
  • Les failles terrestres.

Ces deux éléments peuvent être néfastes s’ils passent à proximité d’un nœud de Hartmann. Procédez de même et vous obtiendrez un croquis comme ci-dessous. Dans notre exemple, nous détectons une veine d’eau, dont la largeur correspond à l’intervalle entre nos deux lignes. Aucune faille terrestre (ou aussi dite sèche) de rencontrée.

Veine d’eau détectée

Étape 4 : Analyser nos résultats

Votre prospection est maintenant terminée, nous allons analyser nos résultats.

Commençons par l’orientation. Munissez-vous d’une boussole et observez si votre orientation correspond à la réalité. En moyenne, nous avons une marge d’erreur tout à fait acceptable de 10° par rapport à la boussole. C’est déjà un bon début.

Ne vous découragez pas, si vous n’avez pas trouvé correctement le Nord, avez-vous au moins trouvé l’axe Nord/Sud? Avec la pratique, vous réussirez.

Maintenant, observons la cohérence de votre maillage. Mesurez tous les intervalles entre vos nœuds à l’aide d’un double-décimètre. Vous devriez obtenir les données suivantes :

Mesures entre les nœuds

Nous allons maintenant faire des moyennes entre toutes les mesures de l’axe Nord/Sud et celles de l’axe Est/Ouest.

AxesMoyennes (en cm)
Nord/Sud3.53
Est/Ouest5.10

Constatons si ce ratio est pertinent : 5.10 / 3.53 = 1.45

Le ration que nous espérions est : 2.50 / 2 =  1.25

L’écart entre les deux valeurs est de 16%, c’est tout à fait acceptable pour un dessin à main levée.

Avec une simple règle de trois, vous pouvez aussi estimer l’échelle de votre plan et vérifier que la surface dessinée correspond à celle réelle.

Maintenant que nous venons de vérifier la pertinence de notre recherche à distance, il faut analyser nos résultats.

Ernst Hartmann a décrit comme négatives les zones où se croisent des lignes de champs (les nœuds) et des veines d’eau (ou failles sèches). Nous observons dans notre exemple 3 zones cerclées de vert :

Trois zones négatives

La zone la plus à l’Est est en dehors des murs, nous ne la traiterons pas. Observons où se situent les 2 autres. Sur notre plan, cette pièce correspond à la chambre à coucher. Il serait néfaste de stationner trop longtemps au dessus de ces zones. Observez où se situe le lit par exemple. Sur notre plan, la tête du lit est placée au dessus de la deuxième zone, celle centrale.

Demandez aux occupants s’ils dorment bien, s’ils ne souffrent pas de migraines, etc. Dans l’affirmative, la solution la plus simple est de déplacer le lit hors de cette zone ; pourquoi pas contre l’autre mur.

Conclusion

Bravo ! Vous venez de réaliser votre première étude La prochaine étape sera de faire de-même à partir d’une habitation que vous ne connaissez pas. Ensuite, vous pourrez étoffer vos prospections avec nos protocoles adaptés décrit dans notre livre.

Bon travail.

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