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Théorie de rétro-causalité expliquée par la physique quantique [Traduction] (partie 3/3)

Implications et hypothèses

Si la rétro-causalité fait partie du monde quantique, elle laisse de vastes chantiers à la compréhension des physiciens sur les fondements de la théorie quantique. Peut-être que la plus grande particularité est son implication pour les tests de Bell, démontrant que des particules distantes ne peuvent pas réellement s’influencer l’une de l’autre, mais plutôt, comme Einstein et d’autres pensaient, que la théorie quantique est incomplète. Si les nouveaux résultats sont vrais, alors la rétro-causalité peut être la pièce manquante rendant la théorie quantique complète.

Je pense que les différentes interprétations [de la théorie quantique] ont des implications différentes sur notre façon d’envisager la généralisation d’une théorie quantique standard.

Leifer

« Ce doit être nécessaire pour construire une théorie quantique correcte, ou même pour résoudre des problématiques en physique des particules étant donné que l’unification des trois autres forces est toujours dans les tuyaux du LHC. Ainsi je pense que les futures théories basées sur ces idées feront la différence, mais nous sommes loin de comprendre comment elles fonctionnent. »

Le big bang comme réponse ?

« De manière spéculative, s’il y a de la rétocausalité dans l’univers, alors il doit y avoir des cas dans certaines époques, comme celles proches du big bang, où la flèche de rétro-causalité n’était pas définie. Vous pouvez imaginer qu’une telle signature doit bien se trouver dans les données cosmologiques récupérées, comme le fond diffus cosmologique.

Fond diffus cosmologique

Les physiciens n’ont aucune expérimentation visant à tester la rétro-causalité, mais comme l’idée est une interprétation d’observations plutôt qu’une nouvelle observation, ce qui doit être trouvé n’est pas un test, mais un support théorique.

Conclusion

« Aussi loin que les tests expérimentaux directs sur la rétro-causalité nous amèneront, le statut n’est pas plus différent qu’une autre pratique dans la théorie quantique » dit Leifer. « Nous ne testons jamais une hypothèse de manière isolée, mais toujours en conjonction avec plusieurs et ensuite nous décidons laquelle rejeter. Par exemple, vous pouvez penser que les expérimentations de Bell démontrent que la nature est non-locale, mais seulement si vous acceptez en premier les autres hypothèses, comme le réalisme scientifique et l’absence de rétro-causalité. Ainsi, vous pouvez déduire que les expériences de Bell prouvent déjà la rétro-causalité si vous n’êtes pas enclin à rejeter le réalisme scientifique et la localité. De manière similaire, ce type d’expériences que nous décrivons dans nos publications donnent certaines preuves en faveur de la rétro-causalité, mais seulement si vous refusez de rejeter les autres hypothèses. »

« En fait, la situation est exactement la même pour toutes les expériences scientifiques. Il y a des hypothèses sur la façon de procéder avec vos appareils expérimentaux que vous devez accepter de manière à conclure sur les effets que vous cherchez à démontrer. C’est simplement ça. Dans le cas des fondements quantiques, le sujet est très controversé, donc nous nous contentons de seulement questionner des hypothèses de base. Cependant, ces hypothèses sont toujours présentes et restent toujours questionnables.

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