Vision à distance

Le projet Star Gate (2/5)

Cet article est la suite de la première partie.

Au début des années 70 à Menlo Park en Californie, le physicien  Russel Targ, et l’ingénieur Harold Puthoff, ouvrent au sein du Standford Research Institute (SRI), le premier département de recherche sur les phénomènes de perceptions extrasensorielles (dit ESP pour ExtraSensory Perception ).

Russel Targ

Tous deux reprennent les travaux de Warcollier dans le but de créer des protocoles génériques et reproductibles basés sur leurs connaissances scientifiques. La CIA ne tarda pas à s’intéresser à leurs travaux et investit une première somme de 50000 dollars. C’est ainsi que le projet Scannate (Scan by coordinate) voit le jour en 1972. Les candidats recrutés pour le projet sont appelés des voyants et doivent dans un premier temps reproduire des cartes géographiques, esquisser des bâtiments, détailler un lieu précis, uniquement à partir de coordonnées géographiques. Dans leur jargon, une cible désigne le lieu à décrire. Les premières missions leur sont confiées par l’armée qui voit en eux un potentiel d’espionnage infini. Pour ces missions, chaque voyant est accompagné d’un opérateur qui l’aide à concentrer son attention sur la cible et surtout lui permet de suivre un protocole expérimental rigoureux. Intéressée par ces espions à distance, la DIA (l’autre agence militaire américaine cousine de la CIA) prend part au financement du département du SRI ; le projet changera régulièrement de nom au cours des années : Gondola Wish (1977 à 79), Grill Flame (1979 à 83), Center Lane (1983 à 85), Dragoon Absorb (1985 à 86), Sun Streak (1986 à 90) pour finalement prendre le nom de Star Gate au début des années 1990 et jusqu’en 1995 date à laquelle le service sera finalement clôturé par la CIA. Depuis, la capacité à décrire des cibles à distance se nommera: la vision à distance ou remote viewing.

Le physicien Russel Targ explique la vision à distance comme “la démonstration par notre propre expérience des connexions non-locales entre les consciences”. Ceci signifie que nos esprits ont la capacité de se connecter entre-eux pour former des réseaux d’informations exploitables. La vision à distance n’est alors que l’exploitation d’une partie de ces capacités de connexion des consciences entre-elles. Ces conclusions corroborent finalement avec les analyses de tous les parapsychologues du moment. Quelques années plus tard, Jean-Pierre Girard, un parapsychologue français, illustrera ce même concept avec une analogie sur le principe de la radio : l’esprit de chacun se réglant sur la “bonne fréquence” est capable de capter toutes les informations. C’est ainsi que les théories sur la non-localité de la conscience et de l’accès illimité aux informations virent le jour et sont toujours d’actualité.

En 1984, Targ voulu démontrer que la vision à distance pouvait s’affranchir des contraintes spatio-temporelles. Lors d’une invitation à la prestigieuse Académie Soviétique des Sciences de Moscou, il commanda une expérience avec Mme Eugenia Davitashvili (dite Djuna), une célèbre guérisseuse russe. Djuna devait décrire où se trouvait le collègue de Targ, caché le même jour dans les rues de San Francisco en Californie. Plus de 16000 km séparaient les deux expérienceurs. Mais le protocole de l’expérience ne s’arrêta pas là : bien que défiant toute logique, Djuna devait en plus se concentrer pour décrire cette position avec deux heures d’avance. Malgré ce protocole contraignant, Djuna réussit parfaitement à décrire le parcours de l’américain. Targ pu alors prouver que la distance n’influençait en rien la qualité des séances de vision et il démontra de facto que le temps n’avait lui non plus aucune incidence. La DIA améliora la définition de Targ et l’énonça de la sorte : la vision à distance est l’acquisition et la description par l’esprit d’informations bloquées de la perception normale par la distance, une protection ou le temps.

Les deux théories de la biocommunication et de la vision à distance se rejoignirent alors, faisant parties du même phénomène lié à l’accès à une information partagée. Cette théorie sera plus tard appelée théorie de l’information intégrée.

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